Cette année, le Festival des Utopiales de Nantes a pour thème les « Machines ». Pour ce premier jour, nous avons privilégié le cinéma, avec Assassination Classroom : Graduation, et Jeeg Robot.
On commence rapidement avec Assassination Classroom : Graduation, réalisé par Eiichiro Hasumi. Il s’agit de la suite du premier film live Assassination Classroom sorti en 2015, qui est une adaptation du manga du même nom. Nous avions vu la première saison de l’anime, qui était vraiment fun et drôle. Mais ce n’est malheureusement pas le cas ici. A priori il s’agit de l’adaptation de la saison 2, mais le film est vraiment inégal et bancal, plombé par une surdose de pathos interminable, et de surcroit beaucoup trop long pour réellement captiver. Rappelons qu’Assassination Classroom nous raconte l’histoire complètement barrée « à la japonaise » d’un extraterrestre qui se retrouve professeur dans une classe de cancres, menaçant de détruire la terre dans un an, sauf si les élèves parviennent à l’assassiner. Un scénario qui passe sans problème en animation, mais pas avec des acteurs…Mauvaise pioche donc.
Nous nous sommes rattrapés en assistant à la projection de Jeeg Robot, de Gabriele Mainetti, qui sortira en France en avril 2017. Le film raconte l’histoire d’Enzo, petit magouilleur à Rome. Poursuivi par la police, il tombe dans l’eau et atterrit accidentellement dans un tonneau radioactif. Après une horrible nuit, Enzo se découvre des superpouvoirs. Il devient donc un super-héros ordinaire et utilise ses nouvelles facilités pour continuer ses petits larcins. Il rencontre en même temps l’étrange Alessia…
Le film est assez bon, sans être excellent. Parfois un petit manque de rythme mais Jeeg Robot reste un film italien de superhéros atypique. Que faire de ses pouvoirs, survivre, faire le bien, continuer sa petite vie blasée ? Drôle par moment, Jeeg Robot est une bonne surprise ! La France pourrait en prendre de la graine !
Une première journée sympathique, une bonne mise en bouche ! En plus, la journée se termine par une dédicace impromptue de l’illustratrice québécoise Michèle Laframboise !

