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	<title>Nio Lynes, auteur/autrice sur Le Mont des Rêves</title>
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		<title>L&#8217;homme illustré &#8211; Ray Bradbury</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 May 2019 14:00:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Longue et riche est l’œuvre de Ray Bradbury. A sa disparition en 2012 à l&#8217;âge vénérable de 91 ans, l&#8217;artiste pouvait se targuer d&#8217;avoir près de 200 œuvres écrites, romans comme nouvelles. Retour ici sur L&#8217;homme illustré, l&#8217;un de ses...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 align="JUSTIFY"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/05/lhomme_illustre_affiche-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="affiche alignleft wp-image-4655" title="L'homme illustré - Ray Bradbury affiche" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/05/lhomme_illustre_affiche-1-182x300.jpg" alt="L'homme illustré - Ray Bradbury affiche" width="200" height="329" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/05/lhomme_illustre_affiche-1-182x300.jpg 182w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/05/lhomme_illustre_affiche-1.jpg 500w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a>Longue et riche est l’œuvre de Ray Bradbury. A sa disparition en 2012 à l&rsquo;âge vénérable de 91 ans, l&rsquo;artiste pouvait se targuer d&rsquo;avoir près de 200 œuvres écrites, romans comme nouvelles. Retour ici sur <em>L&rsquo;homme illustré</em>, l&rsquo;un de ses recueils de nouvelles, pas piqué des hannetons !</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Bradbury, tout le monde le connaît plus ou moins implicitement de long en large.</p>
<p align="JUSTIFY">N&rsquo;importe quel lecteur de Science-fiction connaît le legs qu&rsquo;il a laissé à la littérature avec les deux chef d’œuvres que sont <em><b>Chroniques Martiennes</b></em> (1950) et <em><b>Fahrenheit 451</b></em> (1953). On connaît un peu moins ses nouvelles, même si à l&rsquo;instar des deux œuvres citées, elles connurent de nombreuses adaptations diverses, que ce soit en comics (si, si et croyez-moi c&rsquo;était au top) ou en films. Dans cette dernière catégorie on dénombre deux adaptations de <em>Fahrenheit</em> (l&rsquo;une en 1966 signée François Truffaut, une autre en 2018 de Ramin Bahrani), une des <em>Chroniques Martiennes</em> en 1980 (plus ou moins une mini série de téléfilms au budget limité avec un Rock Hudson vieillissant) et même une de <em>L&rsquo;Homme Illustré</em> qui nous intéresse ici-même sous le titre de « <em>L&rsquo;Homme tatoué</em> » en 1969.</p>
<div id="attachment_4654" style="width: 278px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/05/ray_bradbury_portrait-1.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4654" class="size-medium wp-image-4654" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/05/ray_bradbury_portrait-1-268x300.jpg" alt="Ray Bradbury - Portrait" width="268" height="300" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/05/ray_bradbury_portrait-1-268x300.jpg 268w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/05/ray_bradbury_portrait-1.jpg 400w" sizes="(max-width: 268px) 100vw, 268px" /></a><p id="caption-attachment-4654" class="wp-caption-text">Le Maître et son chat</p></div>
<p align="JUSTIFY">On imagine assez bien la difficulté dans ce dernier cas : que choisir comme histoires dans un recueil de nouvelles pour adapter le tout dans un seul film d&rsquo;une heure quarante avec Rod Steiger ? Car oui, <em><strong>L&rsquo;Homme Illustré</strong></em> est donc en amont un recueil de nouvelles que l&rsquo;ami Ray publie en 1951 (paru chez nous en 1954). Et, il contient parmi les meilleures et plus connues de ses nouvelles par ailleurs.</p>
<p align="JUSTIFY">Et même si l&rsquo;on y retrouve pas forcément un fameux « <em>Coup de tonnerre</em> » (nouvelle tellement culte que <em>Les Simpsons</em> la parodièrent en hommage dans l&rsquo;un de leurs <em>Horror Show</em> (épisode 6 de la 6ème saison)), on ne pourra que se délecter du reste, tellement riche et audacieux encore aujourd&rsquo;hui.</p>
<p align="JUSTIFY">On y côtoie sans mal la dénonciation du racisme (n&rsquo;oublions pas qu&rsquo;en 1950 la ségrégation raciale a encore cours aux États-Unis) avec « <em>Comme on se retrouve</em> » (géniale proposition qui inverse le rapport de forces entre Blancs et Noirs à la suite d&rsquo;une nouvelle guerre nucléaire). On évoquera la religion, la liberté de culte ou l&rsquo;altérité sur « <em>L&rsquo;Homme</em> » (Que feriez-vous si, à peine débarqué sur une nouvelle planète, vous comprenez que vous avez loupé l&rsquo;arrivée de Jésus Christ de quelques jours?) et « <em>Les boules de feu</em> ». Sans oublier qu&rsquo;il faut se méfier des enfants sur « <em>La brousse</em> » ou « <em>L&rsquo;heure H</em> » (Sérieusement, ne laissez pas vos mômes jouer avec n&rsquo;importe qui&#8230;. ou n&rsquo;importe quoi !). Il y aura aussi des invasions de toutes sortes et de tous points de vues avec « <em>La Bétonneuse</em> » (On est avec les martiens qui débarquent sur Terre pour s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;en fait, face au capitalisme américain, ça ne sert pas finalement à grand chose d&rsquo;annexer toute la planète ! On sent clairement derrière l&rsquo;humour doux-amer de la nouvelle une critique bien cinglante de la société et de ses travers) et « <em>La ville</em> ». Et d&rsquo;autres petits bijoux où se révèlent toute la verve humaniste de leur auteur comme « <em>La fusée</em> » (souvent reprise dans plusieurs anthologies diverses), « <em>L&rsquo;homme de l&rsquo;espace</em> » ou « <em>La nuit dernière</em> » (aussi nommée « <em>La dernière nuit du monde</em> » dans les éditions plus récentes&#8230; Où l&rsquo;on suit tout simplement la dernière soirée d&rsquo;un couple alors que le monde va disparaître).</p>
<p align="JUSTIFY">Bref pour finir sur un adage gastronomique, « Tout est bon dans le Bradbury » !</p>
<h3 align="JUSTIFY">L&rsquo;homme illustré (The illustrated Man) &#8211; Auteur : Ray Bradbury &#8211; Editeur : Gallimard, collection Folio SF &#8211; 352 pages &#8211; paru en 2005</h3>
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		<title>Un retour en Terres Dunyachiennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jan 2019 10:53:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[BénéYann]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Claude Dunyach]]></category>
		<category><![CDATA[L’enfer du Troll]]></category>
		<category><![CDATA[L’instinct du Troll]]></category>
		<category><![CDATA[Lanfeust de Troy]]></category>
		<category><![CDATA[Lucy Arman]]></category>
		<category><![CDATA[science fiction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Ou : Jean-Claude Dunyach n’absorbe-t-il vraiment que de l’eau ferrugineuse ?) &#160; Le MDR :  Bonjour Jean-Claude ! Plus qu’une interview à même de mesurer la Dunyactivity, je te propose un état des lieux de la planète Closter pour le site du Mont...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;" align="CENTER"><i>(Ou : Jean-Claude Dunyach n’absorbe-t-il vraiment que de l’eau ferrugineuse ?)</i></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p align="CENTER"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/01/jean_claude_dunyach_portrait-1.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-4349" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/01/jean_claude_dunyach_portrait-1.jpg" alt="Jean Claude Dunyach - Portrait" width="400" height="422" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/01/jean_claude_dunyach_portrait-1.jpg 759w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2019/01/jean_claude_dunyach_portrait-1-285x300.jpg 285w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<h3 align="CENTER">Le MDR :  Bonjour Jean-Claude ! Plus qu’une interview à même de mesurer la <i>Dunyactivity</i>, je te propose un état des lieux de la planète Closter pour le site du Mont des Rêves. Et pour commencer, <a href="https://lemontdesreves.fr/station-orbitale-jean-claude-dunyach/" target="_blank" rel="noopener">depuis la dernière fois</a>, comment vas-tu (*) ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: georgia, palatino, serif;">J.C.Dunyach</span></strong> : C’est une période très agitée… En mal, parfois (un ou deux soucis de santé en cours de résolution) mais surtout en bien : de bonnes nouvelles côté littéraire – je termine un space-opera pour l’Atalante basé sur la nouvelle « <b>Trois hourras pour Lady Évangeline</b> » et j’ai divers projets pour l’étranger. Et surtout de bonnes nouvelles côté musique, dont je ne peux pas trop parler pour l’instant, mais qui m’excitent beaucoup.</p>
<p align="JUSTIFY">Rajoutes-y le fait que je serai en cessation d’activité (pré-retraite) en mars 2019, autrement dit demain (plein de trucs à boucler avant de partir), et que je pars me ressourcer à Londres pour le réveillon, avec une liste d’envies longue comme mon bras… J’ai l’impression de faire du saut à l’élastique.</p>
<p align="JUSTIFY">J’adore ça. Quand j’étais adolescent, je me suis promis que ma vie ne serait jamais ennuyeuse. C’est crevant, c’est souvent exagéré (je n’ai plus vingt ans, je devrais apprendre à ne pas trop me disperser, mais fuck !), mais c’est tellement mieux qu’une existence calme et monotone.</p>
<h3 align="JUSTIFY">Tu as sorti récemment en 2015 et 2017, « L’instinct du Troll » et sa suite, « L’enfer du Troll ». Projettes-tu un 3ème tome, histoire d’avoir une petite trilogie ? Quels sont tes projets en cours et à venir au passage ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Oui, il y aura un « <b>Empire du Troll</b> » en 2020, j’ai déjà entamé l’écriture et la pile de jeux de mots foireux atteint le niveau tsunami… Il y aura des dragons, des avocats, une crise financière et des parodies diverses. Les suspects habituels seront également au rendez-vous – ce n’est pas tout à fait <strong>Game of Thrones</strong>, ils ont de meilleures chances de survivre. Encore que…</p>
<p align="JUSTIFY">Pour le reste, j’ai des novellas sur le feu et d’anciens projets dans lesquels je me replonge. Plus une ou deux nouvelles idées. Je vais avoir une retraite occupée.</p>
<h3 align="JUSTIFY">Bon, justement, j’ai enfin pu lire « L’instinct du Troll » dernièrement et j’ai adoré ! Curieusement j’ai aussi bien pensé à Terry Pratchett que&#8230; la série « Lanfeust de Troy » d’Arleston et Tarquin (oui, oui, enfin le premier cycle de la bande dessinée, donc les 8 premiers tomes&#8230;). D’où t’est venue toute cette inspiration humoristique (« <i>50 nuances de grès </i>» &#8230;joli, il fallait le faire !) imbriquée dans l’heroic-fantasy ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">L’inspiration, comme souvent, a été diverse et étalée dans le temps. Je suis un grand fan de <strong>Dilbert</strong>, le comic-strip qui se moque de la vie des ingénieurs et qui est ultra-populaire dans nos bureaux. Un jour, j’ai assisté à une réunion tellement déprimante que j’ai songé « c’est comme ça que les dinosaures ont disparu ! », ce qui a donné la nouvelle « Mémo pour Action » dans le recueil <strong>Dix jours sans voir la mer</strong><i>.</i> Et un matin, sous la douche, j’ai essayé de réécrire dans ma tête Le Seigneur des Anneaux façon Dilbert, avant de rajouter un troll dans le tas. J’envisage d’ailleurs de créer une communauté de la boucle d’oreille, orientée LGBT.</p>
<p align="JUSTIFY">Après, bien sûr, j’ai lu et relu Pratchett – j’adore sa méthode – et je connais <strong>Lanfeust</strong> et les <strong>Trolls de Troy</strong> (le tome qui parodie les Rolling Stones avec son sixpodes qui chante « Supercalifragilistiexpialidocious » est un pur moment de rock’n roll). Mais je crois que mon inspiration vient surtout de mon environnement de travail !</p>
<h3 align="JUSTIFY">Je saute un peu du coq à l’âne mais il n’y avait pas une réédition prévue de ton « Roll over, Amundsen » (1993), prochainement ? As-tu remanié le livre par rapport à sa première édition ? Rajouté une postface, par exemple ? Je crois que ce roman a toute une histoire personnelle bien à lui, peux-tu l’évoquer un peu pour nous ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Avant de rééditer le premier, je veux surtout écrire le tome 2 et dernier (« <b>Une scène pour Amundsen</b> »), qui est prêt dans ma tête. J’ai écrit quelques passages, j’ai un vague plan, mais je partirai à l’aventure… J’ai écrit le premier comme une impro, le second sera pareil.</p>
<p align="JUSTIFY">La musique (tous les genres ou presque) a joué et joue un rôle majeur dans ma vie. J’ai été un guitariste chanteur (le monde n’était pas prêt, moi non plus…) et je reste un parolier actif, avec mon complice et ami de cœur Norbert Wilhelm (plus de 250 chansons ensemble au compteur !). Donc j’ai rassemblé suffisamment d’anecdotes vécues pour me sentir à l’aise là-dedans. Ça sera une gourmandise d’écriture, un de ces jours… Mes potes musiciens attendent ça avec impatience.</p>
<p align="JUSTIFY">(Et pour info, il y a des gens vivants qui sont des personnages du bouquin…Mais chut !)</p>
<h3 align="JUSTIFY">Une autre sauterie (c’est le cas de le dire !) pour le coup : Comme je te suis sur Facebook et que ce n’est probablement pas forcément le cas de tous tes lecteurs, je crois que tu avais écrit par pur amusement une nouvelle érotique en ligne, non ? Là aussi peux-tu en parler un peu ? Une sortie sur papier de prévue en tirage limité prochainement (je verrais bien La Musardine éditer ça&#8230;) ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Pas une nouvelle, un roman entier… Je voulais juste savoir si j’en étais capable – au début, ça avait représenté une espèce de défi. Écrire un roman porno, tendance BDSM, en essayant de soigner le style et les descriptions sensorielles.</p>
<p align="JUSTIFY">Donc j’ai finalisé la chose en septembre de cette année, j’en ai fait un livre numérique (avec une magnifique couverture et deux photos intérieures signées BénéYann Photography, allez voir leur page Facebook, c’est superbe). J’ai pris un pseudo totalement inconnu et j’ai mis ça en ligne sur Amazon comme ouvrage autoproduit, persuadé que je n’en vendrais pas un (il y a eu 81 autres bouquins érotiques comme le mien déposés ce jour-là, tu imagines la partouze).</p>
<p align="JUSTIFY">Je me trompais, j’en ai déjà vendu plus de cent, et ça continue… À plus de soixante balais, je viens de trouver ma voie : raconter des bêtises (le Troll) et des trucs cochons…</p>
<p align="JUSTIFY">J’en ferai peut-être un tirage papier collector, pourquoi pas (peut-être via Amazon print-on-demand). Mais, franchement, c’est juste un exercice de style. Pas de quoi grimper aux rideaux.</p>
<p align="JUSTIFY">Pour les obsédés qui me lisent (j’ai les noms), le bouquin s’appelle <b>Susan en Images</b> (de Lucy A. Arman) et on le voit ici :</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0563c1;"><u><a href="https://www.amazon.fr/Susan-en-Images-Lucy-Arman-ebook/dp/B07J49P93B/">https://www.amazon.fr/Susan-en-Images-Lucy-Arman-ebook/dp/B07J49P93B/</a></u></span></p>
<p align="JUSTIFY">Ou ici, pour ceux qui n’aiment pas Amazon, ou qui préfèrent un ePub :</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0563c1;"><u><a href="https://www.smashwords.com/books/view/899982">https://www.smashwords.com/books/view/899982</a></u></span></p>
<h3 align="JUSTIFY"></h3>
<h3 align="JUSTIFY">Voilà, je pense que nous avons fait le tour de cette mise à jour Dunyachienne. Je ne reviens pas sur la suite d’Étoiles mortes/mourantes, on aura bien le temps de voir venir&#8230; Je te dis à l’an prochain !</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;an prochain dans cette galaxie&#8230; Ou une autre ?</p>
<p align="JUSTIFY">&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p align="JUSTIFY">(*) Interview réalisée à la toute fin de l&rsquo;année 2018.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Traverser l&#8217;angle mort avec Marie-Lorna Vaconsin</title>
		<link>https://www.lemontdesreves.fr/2018/01/18/traverser-langle-mort-marie-lorna-vaconsin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2018 09:01:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2017 est paru le premier volet du Projet Starpoint, trilogie en cours emmenant les jeunes Pythagore, Louise et Foresta dans un monde parallèle proche de nous, qu&#8217;on ne peut traverser d&#8217;une certaine manière qu&#8217;en se concentrant sur l&#8217;angle mort...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-3849 size-medium" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2018/01/traverser_langle_mort_marie_lorna_vaconsin_portrait-1-233x300.jpg" alt="Marie-Lorna Vaconsin" width="233" height="300" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2018/01/traverser_langle_mort_marie_lorna_vaconsin_portrait-1-233x300.jpg 233w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2018/01/traverser_langle_mort_marie_lorna_vaconsin_portrait-1.jpg 310w" sizes="auto, (max-width: 233px) 100vw, 233px" /><span style="font-family: 'Ubuntu Light';">En 2017 est paru le premier volet du </span><strong>Projet Starpoint</strong><span style="font-family: 'Ubuntu Light';">, trilogie en cours emmenant les jeunes Pythagore, Louise et Foresta dans un monde parallèle proche de nous, qu&rsquo;on ne peut traverser d&rsquo;une certaine manière qu&rsquo;en se concentrant sur l&rsquo;angle mort entre des reflets sur une surface et ce qui est perçu par notre champ de vision. Un premier tome doté d&rsquo;une belle couverture intrigante qui donne évidemment envie de se pencher sur l&rsquo;ouvrage, et y découvrir une quête passionnante dont la lecture se destine aussi bien aux ados que les adultes curieux. </span><a href="https://lemontdesreves.fr/14emes-rencontres-de-limaginaire/">Le salon des Rencontres de l&rsquo;imaginaire de Sèvres</a><span style="font-family: 'Ubuntu Light';"> en novembre dernier était du coup l&rsquo;occasion parfaite pour interviewer Marie-Lorna Vaconsin, celle qui fit surgir de sa tête tout ce monde à portée de main.</span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3 style="text-align: justify;">Le Mont des rêves : Au risque de faire cliché, commençons par le commencement : D’où t’es venu le goût de la SF ou plutôt plus globalement, de la littérature de l&rsquo;imaginaire (celle lue puis ensuite, celle écrite par toi-même) ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Lorna Vaconsin :</strong> Je n’ai aucun problème avec les clichés au contraire… <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mon goût pour la littérature de l’imaginaire a commencé avec la lecture de <em>Narnia</em>. En découvrant la façon dont les enfants basculaient dans le monde imaginaire, j’ai  voulu devenir romancière pour écrire des histoires du même genre. Lorsque, quelques années plus tard, j’ai lu <i>A la croisée des mondes </i>de Pullman, mon envie d’aller dans cette direction s’est confirmée et j’ai commencé à écrire de petites histoires qui se passaient dans le monde parallèle qu’explorent actuellement Pythagore et Louise. Les personnages n’étaient pas les mêmes, ni l’intrigue, mais j’ai commencé à faire vivre l’univers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : Avant d&rsquo;écrire, je remarque que tu as également été comédienne et restauratrice. Dans le second cas, il me semble que tu le sois encore.  En revanche, comédienne, es-ce encore « au menu » (pardon) ? Peux-tu nous parler un peu de ces deux expériences très différentes ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Lorna Vaconsin :</strong> J’ai adoré être comédienne parce que c’est une façon d’entrer dans un monde parallèle là aussi… de visiter des univers, des vies, des émotions. J’adore être dépossédée de moi-même, me plonger dans des histoires improbables. Ce que j’ai moins aimé, c’est tout ce qui va autour du métier de comédienne – les castings, l’obsession du physique, la dépendance aux projets des autres… On est paradoxalement contraint à une forme de passivité quand on est acteur, parce qu’on doit être choisi pour travailler.</p>
<p style="text-align: justify;">Le métier de restauratrice au contraire ne dépend que de soi, de sa volonté, de son énergie. C’est ça qui m’a plu avant tout. Construire moi-même sans dépendre de personne. J’aime aussi le métier de service parce qu’on apporte du bonheur au gens. J’aime tout faire pour que les gens passent une bonne soirée. Enfin, si la restauration est un métier très concret, très ancré dans la réalité, je l’envisage aussi comme une façon de construire un monde parallèle dans lequel le public s’abandonne quelques heures. Je l’imagine comme un petit univers en soi – un décor, une émotion dans le gout, dans le service, des musiques, une mise en scène de la réalité. On touche à tous les sens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : Je t&rsquo;avais remarqué pour ma part dans les courts-métrages d&rsquo;Antonin Peretjako (j&rsquo;avais même montré <em>French kiss</em>, enthousiaste, à des amis ! (*)) ainsi que son premier long, <em>La fille du 14 juillet</em> (2013) mais tu as aussi joué dans <em>Le crime est notre affaire</em> (2008) et <em>La fête des voisins</em> (2010). Quel souvenirs as-tu de ces tournages ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Lorna Vaconsin :</strong> <em>French Kiss</em>, c’était génial !  petite équipe, petit tournage, c’était ludique, tout ce que j’aime dans le métier de comédienne. <em>Le crime est notre affaire</em> était une grosse production pour moi ! J’ai adoré travailler avec un réalisateur chevronné, avec de grands acteurs, de beaux costumes, une grande équipe…. et puis aussi, un confort hallucinant de chambre d’hôtel.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La fille du 14 juillet</em> s’est déroulé sur deux ans (deux été successifs) ça a été assez dur, j’avais réservé mes vacances de restauratrice pour tourner le film… autant dire que je n’ai pas arrêté de travailler pendant deux ans… et le soir et le matin tôt j’essayais d’écrire… c’est là que je me suis dit que je ne pouvais pas tout faire, qu’il fallait choisir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans tous les cas, ce que j’ai aimé dans ces tournages, c’est le fait d’être déracinée de chez moi, de vivre une autre vie. Le moment du jeu, bien sûr, mais aussi quand on ne tournait pas, me retrouver seule, découvrir des villes où je ne connaissais personne, m’inventer une autre vie le temps d’une scène où d’une après-midi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : A t&rsquo;entendre (te lire), il semble que le métier de comédienne est bel et bien fini. Tu avais sorti en 2013 un premier roman, <em>Le monde des possibles</em> avec une héroïne évoluant dans ce milieu au passage. Est-ce que d&rsquo;une certaine manière ce ne serait pas un peu autobiographique ? Peux-tu nous en parler ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Lorna Vaconsin :</strong> <em>Le Monde des Possibles</em> parle d’un parcours initiatique ; c’est une sorte de roadtrip à travers le monde : une fille qui découvre qu’elle peut exister par elle-même au lieu de subir les étiquettes qui lui sont tombées dessus.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire est, a priori, plus réaliste que le <em>Projet Starpoint</em>, mais elle n’est pas pour autant autobiographique. Disons que j’utilise des petits bouts de choses vues, vécues ou racontées, je les découpe et je les retricotte pour former de nouveaux personnages et de nouvelles vies. A la limite, on peut dire que c’est « microbiographique » <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2018/01/traverser_langle_mort_marie_lorna_vaconsin_affiche-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3848 alignright" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2018/01/traverser_langle_mort_marie_lorna_vaconsin_affiche-1-200x300.jpg" alt="Starpoint - Marie-Lorna Vaconsin" width="266" height="400" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2018/01/traverser_langle_mort_marie_lorna_vaconsin_affiche-1-200x300.jpg 200w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2018/01/traverser_langle_mort_marie_lorna_vaconsin_affiche-1.jpg 596w" sizes="auto, (max-width: 266px) 100vw, 266px" /></a></strong>Le MDR : Le Projet Starpoint est donc sorti cette année, et c&rsquo;est le début d&rsquo;une trilogie.</h3>
<h3 style="text-align: justify;">As-tu déjà planifié l&rsquo;ensemble des trois tomes ou alors disposes-tu d&rsquo;un fil rouge te permettant de faire quelques « pas de côtés » pour la saga ? Par fil rouge par exemple, je pense au dessinateur Andreas qui, alors qu&rsquo;il se lançait dans les 18 tomes de sa série « ARQ » en 1997 (éditions Delcourt) n&rsquo;avait pas forcément tous les éléments en mains mais une ligne narrative d&#8217;emblée, à même de le faire retomber sur ses pattes.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Lorna Vaconsin :</strong> J’ai le fil rouge – c’est à dire la révélation de ce qu’est l’autre monde et comment il s’articule autour du nôtre – mais je n’ai pas toutes les étapes, tous les rebondissements, loin de là ! Je les découvre à force de couches d’écriture successives, je me laisse surprendre. C’est peut-être aussi pour ça que je suis très lente.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : D&rsquo;ailleurs quelle est la génèse du projet ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Lorna Vaconsin :</strong> J’ai commencé à vouloir écrire ce livre à l’adolescence, quand j’ai cessé de jouer aux jeux de rôles que nous nous étions inventées avec ma soeur. Je voulais continuer de faire vivre les personnages par écrit. Au début, Pythagore était très jeune, il avait huit ans, puis dix, puis douze, puis quinze… J’ai écrit des tas de versions différentes, de tas de bouts d’histoires au travers desquels Pythagore, Louise et Foresta ont grandi avec moi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : Dans le roman, il est intéressant de voir planer la figure trouble de Gilles de Retz (ou Gilles de Rais) et l&rsquo;on sent que tu gardes probablement des révélations en réserve pour la suite. D&rsquo;où t&rsquo;es venue l&rsquo;idée de placer ici le Baron de Retz ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Lorna Vaconsin :</strong> On le surnommait le Barbe Bleue nantais. Il est au croisement de l’horreur et de la légende, de la vie et de la fiction, des faits et du mystère. Il est au centre d’un spectaculaire renversement : il commence sa vie en héros et la finit en monstre sanguinaire… Cette énigme m’a toujours hantée et elle sert le propos final du livre.<span class="im"><br />
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : Avec ces livres, tu t&rsquo;engages sur une saga « au long cours » comme on dit. A t-il été facile de convaincre un ou plusieurs éditeurs ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Lorna Vaconsin : </strong>Je n’ai eu à convaincre que mon éditeur. Nous partagions le même gout pour les livres de mondes parallèles et, notamment, une passion pour Philippe Pullman. Nous nous sommes tout de suite très bien entendu pour ce projet. J’ai eu de la chance !<span class="im"><br />
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : Enfin, as-tu déjà commencé l&rsquo;écriture du prochain tome ? Si oui, peux-tu nous en dire un peu plus sans spoiler ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Lorna Vaconsin :</strong> Oui, l’écriture est bien entamée, elle devrait même être finie, mais je suis un peu en retard. J’imagine que ça arrive à tous les auteurs…</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le tome 2, l’action va être « dézoomée » et nos héros vont voyager… Ils en sauront un peu plus sur la nature scientifique de l’autre monde. Voilà… je n’en dis pas plus…</p>
<p style="text-align: justify;">======</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(*)</strong> Pour les plus curieux, <em>French Kiss</em> est visible sur Youtube en deux parties <a href="https://www.youtube.com/watch?v=RbRtV-Frklg">ici</a> et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=uP0Q8yB1ybs">là</a>. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>L’article <a href="https://www.lemontdesreves.fr/2018/01/18/traverser-langle-mort-marie-lorna-vaconsin/">Traverser l&rsquo;angle mort avec Marie-Lorna Vaconsin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lemontdesreves.fr">Le Mont des Rêves</a>.</p>
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		<title>Les voyages de Philippe Curval</title>
		<link>https://www.lemontdesreves.fr/2017/12/23/voyages-philippe-curval/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Dec 2017 09:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Caradisiac]]></category>
		<category><![CDATA[entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Europe après la pluie]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[jules verne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année, tout comme les années précédentes, nous étions à Sèvres, pour les 14èmes Rencontres de l&#8217;Imaginaire. Et de nouveau nous avons pu discuter avec des auteurs et des exposants, admirer de nombreuses oeuvres exposées, faire même nos petites courses...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="affiche alignleft wp-image-3799" title="Philippe Curval affiche" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/philippe_curval_affiche-1-264x300.jpg" alt="Philippe Curval affiche" width="200" height="227" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/philippe_curval_affiche-1-264x300.jpg 264w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/philippe_curval_affiche-1.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" />Cette année, tout comme les années précédentes, nous étions à Sèvres, pour les <a href="https://lemontdesreves.fr/14emes-rencontres-de-limaginaire/" target="_blank" rel="noopener">14èmes Rencontres de l&rsquo;Imaginaire</a>. Et de nouveau nous avons pu discuter avec des auteurs et des exposants, admirer de nombreuses oeuvres exposées, faire même nos petites courses et avoir des dédicaces (on va pas le cacher).</h3>
<h3 style="text-align: justify;">Comme l&rsquo;année dernière, Philippe Curval était de la partie, et c&rsquo;est avec plaisir qu&rsquo;il a bien voulu se plier à une petite entrevue. Petite par ces questions, majestueuse dans son déroulé ; à l&rsquo;instar de l&rsquo;auteur, pilier de la science-fiction francophone depuis plus de 50 ans.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<h3 style="text-align: justify;">Le Mont des Rêves : Au risque de faire cliché, commençons par le commencement : D’où t’es venu le goût de la SF ou plutôt plus globalement, de la littérature de l&rsquo;imaginaire (celle lue puis ensuite, celle écrite par toi-même) ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Philippe Curval</strong> : Des romans qu’écrivaient les auteurs français sous le titre de romans extraordinaires, de Jules Verne à Rosny Aîné, de Gustave Le Rouge à Jean de la Hire, de Maurice Renard à Jacques Spitz, sans compter des centaines d’autres que je dénichais dans les bibliothèques. Après 1950 est venue la Science-fiction anglo-saxonne. Mais j’avais déjà été ébloui par H.G.Wells. En tout cas, je récuse le fait d’écrire de la littérature de l’imaginaire, car toute fiction en fait partie. Non, ce qui m’intéresse, c’est bien l’envie de cerner les changements de société que produit l’accélération de la technologie. En inventant des mondes qui ressemblent au nôtre, mais où tout est sensiblement différent. En créant des avenirs qui pourraient se produire si le futur basculait dans un sens que la société n’avait pas prévu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : Peux-tu me parler de tes premiers romans, « <i>Les fleurs de Venus » (1960)</i>, « <i>Le ressac de l&rsquo;espace » (1962)</i> et « <i>La forteresse de coton » (1967)</i> ? Quel regard y portes-tu de nos jours ?</h3>
<p style="text-align: justify;"><b> </b></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Philippe Curval</strong> : J’ai commencé à écrire <em><strong>Le Ressac de l’espace</strong></em> à dix sept ans. Je souhaitais aller à contre-courant de tous les récits où les extraterrestres sont des envahisseurs où sont envahis, en inventant des créatures capables de créer une symbiose harmonieuse avec les Terriens ( pas tous heureusement). Je pense avoir réussi puisque le roman paru 16 ans plus tard à cause de nombreux avatars (on m’a volé mon unique manuscrit dans ma voiture), s’est vendu à 150 000 exemplaires et que je lis encore aujourd’hui des critiques favorables dans les blogs. <em><strong>Les fleurs de Vénus</strong></em> n’était qu’un premier balbutiement que je ne regrette pas d’avoir écrit, car il faut bien commencer à publier. Quant à la <em><strong>Forteresse de coton</strong></em>, c’est toute une autre histoire, ma première plongée dans la littérature générale à une époque (les années 60) où la SF avait perdu tout crédit. C’est un roman fantasmatique dicté pendant des années au cours de mes séjours à Venise, à partir des photos que je prenais. Anne, ma femme, transcrivait les bandes sur une machine à écrire. Puis le texte a pris peu à peu sa forme actuelle. Disons qu’il s’agit plutôt de fiction spéculative que de science-fiction. Le roman n’a jamais cessé d’être réédité depuis sa parution en 1967 chez Gallimard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : Il y a tellement d&rsquo;auteurs à lire et découvrir de nos jours que je n&rsquo;ai découvert ton oeuvre que tardivement avec « <i>Y a quelqu&rsquo;un ? » (1979)</i>, du coup, quels conseils donnerait-tu aux lecteurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sur la Science-fiction ainsi que ta propre oeuvre ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Philippe Curval</strong> : Vaste programme ! Bien sûr, en ce qui me concerne, j’attirerais volontiers l’attention d’éventuels lecteurs sur ma trilogie de <em><strong>l’Europe après la pluie</strong></em>, parue à La Volte. Ce sont trois romans parus dans les années 70 et qui évoquent d’assez près (sur le mode romanesque) la situation que nous vivons aujourd’hui. Toujours à la Volte, <em><strong>Juste à Temps</strong></em>, un roman lyrique sur la baie de Somme où les marées du temps déferlent sur notre quotidien, bouleversant la chronologie. J’indiquerais aussi trois de mes romans préférés: <em><strong>Congo Pantin</strong></em>, <em><strong>Lothar blues</strong></em>, <em><strong>La Face cachée du désir</strong></em>. Ainsi que mon dernier recueil de nouvelles qui vient de paraître <em><strong>On est bien seul dans l’univers</strong></em>. Un choix sur mon travail depuis 45 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Sinon, bien sûr, j’ai été bouleversé quand la SF anglo saxonne a déferlé en France. Sturgeon pour commencer, <a href="https://lemontdesreves.fr/les-androides-revent-de-moutons-electriques-blade-runner/" target="_blank" rel="noopener">Dick</a>, évidemment, Schekley et Brown pour le plaisir, Plus récemment, Greg Egan, Stephen Baxter pour son chef d’œuvre <em>Evolution</em>, Robert Charles Wilson, <a href="https://lemontdesreves.fr/christopher-priest-ladjacent/" target="_blank" rel="noopener">Christopher Priest</a>, Ballard. Chez les Français, <a href="https://lemontdesreves.fr/entretien-pierre-bordage/" target="_blank" rel="noopener">Bordage</a>, <a href="https://lemontdesreves.fr/entretien-jean-marc-ligny/" target="_blank" rel="noopener">Ligny</a>, Barberi, Calvo.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/philippe_curval_ya_quelquun-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-3800" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/philippe_curval_ya_quelquun-1-200x300.jpg" alt="Philippe Curval - Y a quelqu'un ?" width="400" height="600" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/philippe_curval_ya_quelquun-1-200x300.jpg 200w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/philippe_curval_ya_quelquun-1.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : Tu cites Philip K.Dick dont tu sembles un grand fan et dont le vécu a souvent d&rsquo;une certaine manière plus ou moins imprégné son oeuvre (je pense à ses personnages féminins aux cheveux noirs et dont le livre éponyme <i>La fille aux cheveux noirs</i> regroupe plusieurs lettres à des femmes aimées ou inspirantes). Peut- tu dire que ton propre vécu et tes nombreux voyages ont aussi grandement nourri tes livres ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Philippe Curval</strong> : Sans aucun doute. J’ai eu la chance, très jeune, de voyager en solex à travers la France, l’Italie et l’Allemagne. J’ai pratiquement fait le tour de ces trois pays, dans un paysage de ruines dues à la guerre qui venait de se terminer. Pendant un moment, mon nom a figuré dans la liste des records pour avoir parcouru des dizaines de milliers de kilomètres en solex. Puis après avoir sillonné l’Angleterre, le Danemark, la Norvège, la Suède, dès que je l’ai pu, j’ai voyagé en Asie, en Afrique, en Amérique latine, aux États-Unis, etc. Ensuite, comme journaliste, j’ai fait des reportages dans le monde entier. Bien évidemment, une grande partie de mon œuvre est influencée par ces voyages. Ne serait-ce que pour appréhender les différences culturelles entre les pays, ce qui facilite la construction de romans où les paysages, les mœurs, les individus sont différents, en transposant son propre vécu. De plus, le travail de journaliste permet de pénétrer toutes les couches de la société, de se rendre dans des endroits inaccessibles au tourisme, de dialoguer avec des paysans, des artisans, des commerçants, des industriels, des responsables politiques, etc.. Ce retour d’expérience est très important dans mes romans puisqu’il me permet de faire vivre avec une certaine intensité des personnages réels dans des mondes inventés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Akiloë</strong></em> en est un parfait exemple puisqu’il m’a été suggéré à la suite de cinq longs voyages en Guyane. Mais je n’aurais pas écrit <em><strong>Blanc comme l’ombre</strong></em> sans avoir été au Chili, une novella comme <strong><em>Murs bombés</em> <em>dans la fièvre</em></strong> sans avoir vécu quelque temps au Japon ni <em><strong>l’Europe après la pluie</strong></em> si je n’avais pas eu une profonde expérience des diverses sociétés qui la composent. Plus localement, <em><strong>Les sables de Falun</strong></em> et <em><strong>Juste à temps</strong></em> tirent profit du fait que j’ai passé, depuis mon enfance, des vacances puis une partie de ma vie au bord de la baie de Somme. Ce qui m’a permis de produire une fiction qui tente de restituer la fascination que ce paysage exceptionnel exerce sur moi, en combinant des marées du temps avec les marées naturelles. Par ailleurs, la photographie est un excellent moyen de pénétrer au cœur du réel. Ainsi, <em><strong>Congo Pantin</strong></em>, l’un de mes romans préférés, a été écrit à la suite d’un reportage photographique de plusieurs années que j’ai réalisé sur cette banlieue.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, dans l’ensemble, chacun de mes romans porte les traces de mes voyages, de ma vie et de mon métier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR :  Curieusement je voudrais revenir sur « <i>Y a quelqu&rsquo;un ?</i> » et y tracer un parallèle.</h3>
<h3 style="text-align: justify;">J&rsquo;y ai retrouvé une certaine résonance assez curieuse avec notre époque actuelle. Dans celui-ci tu décris le Paris en rénovation des années 70 et en fait une parfaite toile de fond à plusieurs disparitions assez insidieuses. De nos jours je constate de plus en plus la disparition progressive (essentiellement à Paris pour ma part) de nombreux lieux dédiés à la culture souvent remplacés par des enseignes de vêtements ou cigarette électronique. Bien sûr la dématérialisation joue son rôle là dedans et je ne vais pas la diaboliser non plus mais je ne peux qu&rsquo;être d&rsquo;une certaine manière inquiet par quelque chose qui me semble vite passé sous silence. Qu&rsquo;en penses-tu ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Philippe Curval</strong> : Je suis parisien d’origine depuis quatre générations, né à Paris, vivant à Paris. Cette ville constitue pour moi la base de ma formation. Malgré mon goût des voyages, je ne pourrais pas vivre ailleurs. <em><strong>Y a quelqu’un ?</strong></em> est en quelque sorte un hommage que je lui rends. Le plus troublant pour quelqu’un qui parcourt le centre de la ville depuis des décennies, c’est de constater qu’actuellement son architecture générale a très peu changé depuis ma naissance. Sauf les boutiques, les cinémas, les banques, les garages, les cabarets, les bars, les restaurants, les librairies, etc.. C’est ce constat très perturbant qui m’a amené à écrire <em><strong>Y a quelqu’un ?</strong></em> Mon journal était placé rue Cambon. Tous les jours nous la fréquentions. Quand, soudain, disparaissait une boutique, remplacée par une autre. La plupart du temps, nous étions incapables de savoir quel genre de commerce pratiquait la précédente. Tour de prestidigitation mental qui m’a fait réfléchir à l’absence de pérennité de la mémoire à ce sujet. De là à commencé mon roman par la disparition subite de la compagne du personnage principal dans l’explosion d’une galerie des Champs-Élysées (qui n’existe plus d’ailleurs) et poursuivre par sa recherche effrénée dans un paysage urbain en proie au temps.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, la banlieue a totalement changé. C’est ce qui m’a amené à écrire <em><strong>Congo Pantin</strong></em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le MDR : Enfin pour terminer, comme tu l&rsquo;évoquais, tu as récemment sorti plusieurs oeuvres chez La Volte. Quels sont tes projets à venir ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Philippe Curval</strong> : D’abord un roman qui brasse tous les genres, S.F, fantastique, littérature générale, humour, dont les quatre sujets principaux sont le langage, l’amour, Venise et les arts plastiques. Ce dernier sujet constituant le lien avec les autres. Il s’agit secrètement d’une enquête sur les mystères de l’art contemporain dont je suis un passionné depuis toujours, même si je n’approuve pas toutes ses dérives. Il paraîtra dans le second semestre de l’année prochaine. Son titre n’est pas encore complètement défini ; pour l’instant, il se nomme <em><strong>iCortex</strong></em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la mort de ma femme, juste après un long séjour à Venise, j’ai entièrement réécrit une novella que j’avais publiée chez Laffont dans l’anthologie <em><strong>Utopie 75</strong></em>. C’est une aventure nostalgique et délirante sur une planète artificielle nommée Nopal. C’est une utopie philosophique que j’ai dédiée à sa mémoire. Son titre : <em><strong>Un souvenir de Loti</strong></em>.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai commencé sur un site consacré à l’automobile qui se nomme <a href="http://www.caradisiac.com/" class="broken_link">Caradisiac</a> et qui reçoit 11 millions de visites par mois, une série de nouvelles consacrées à la voiture du futur. La première, qui vient de paraître, se nomme <em><strong>Vingt-quatre heures déments</strong></em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis en cours d’écriture d’un roman qui se nomme <em><strong>Le Paquebot immobile</strong></em>. Je l’ai conçu comme une réplique dans le futur de <em><strong>L’île à hélices</strong></em> de Jules Verne.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin je prépare la publication d’un épais recueil qui contiendra une centaine de mes “décollages”. Ce ne sont pas des illustrations, mais des images photographiques de l’impossible qui constituent des nouvelles visuelles à part entière.</p>
<hr />
<p>Chroniques de Philippe Curval sur le site <a href="https://www.quarante-deux.org/les_Archives_stellaires/Philippe_Curval/" target="_blank" rel="noopener">Quarante-deux.org</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lemontdesreves.fr/2017/12/23/voyages-philippe-curval/">Les voyages de Philippe Curval</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lemontdesreves.fr">Le Mont des Rêves</a>.</p>
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		<title>L&#8217;homme dans le labyrinthe, une relecture à suspense !</title>
		<link>https://www.lemontdesreves.fr/2017/12/16/homme-dans-le-labyrinthe-relecture-a-suspense/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Dec 2017 11:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la longue carrière de Robert Silverberg, L&#8217;homme dans le labyrinthe fait figure d&#8217;oeuvre généralement citée comme incontournable. Un classique dit-on, pour qui aime à se pencher sur la littérature de Science-Fiction des décennies précédentes. Or en 2017 (bientôt 2018),...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/robert_silverberg_homme_dans_le_labyrinthe_affiche-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="affiche alignleft wp-image-3760 size-medium" title="Robert Silverberg - L'homme dans le labyrinthe affiche" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/robert_silverberg_homme_dans_le_labyrinthe_affiche-1-203x300.jpg" alt="Robert Silverberg - L'homme dans le labyrinthe affiche" width="203" height="300" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/robert_silverberg_homme_dans_le_labyrinthe_affiche-1-203x300.jpg 203w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/robert_silverberg_homme_dans_le_labyrinthe_affiche-1.jpg 271w" sizes="auto, (max-width: 203px) 100vw, 203px" /></a>Dans la longue carrière de Robert Silverberg, <em><strong>L&rsquo;homme dans le labyrinthe</strong></em> fait figure d&rsquo;oeuvre généralement citée comme incontournable. Un classique dit-on, pour qui aime à se pencher sur la littérature de Science-Fiction des décennies précédentes. Or en 2017 (bientôt 2018), que peut-on retenir de cette oeuvre de 1968 ?</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Synopsis</strong></em> : Depuis 9 ans maintenant Muller a fui l&rsquo;Humanité pour se réfugier dans le gigantesque labyrinthe de Lemnos. Un piège architectural de la dimension d&rsquo;une ville, toujours en parfait état de fonctionnement des millénaires après qu&rsquo;une race extraterrestre maintenant disparue l&rsquo;ait crée. A chaque embranchement, à chaque pas, c&rsquo;est une trappe qui s&rsquo;ouvre en une fraction de seconde, des flammes qui vous brûlent sans prévenir, un écran qui s&rsquo;allume pour, à doses massives d&rsquo;hallucinations sensorielles (visuelles et sonores), vous perdre sur des pics acérés qui jaillissent sans bruit du mur&#8230; Sans compter les carnivores de toutes tailles qui rôdent continuellement jour et nuit. Un enfer qui correspond bien au besoin de solitude de Muller. Or un beau jour, une navette atterrit non loin (le labyrinthe désintègre tout vaisseau qui tente de le survoler !) de ce dédale risqué. A son bord une troupe de plusieurs hommes menés par le jeune Ned Rawlins et son supérieur plus âgé, Charles Boardman. Leur mission ? Faire sortir Muller au prix de n&rsquo;importe quel mensonge car à des années-lumières de là, le destin de la Terre se joue. Et il semblerait que Muller ait bien son rôle dans la tragédie qui se prépare&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Mon avis</em> :</strong> Si Silverberg n&rsquo;est pas particulièrement un maître du <em>Page-turner</em> (à l&rsquo;instar de Stephen King, l&rsquo;habitué de ces lieux), force est de constater qu&rsquo;il est en revanche particulièrement habile dans la psychologie de ses personnages. Et si <em>L&rsquo;homme dans le labyrinthe</em> peut paraître daté à certains endroits (En 1968, date de sa parution américaine, c&rsquo;est le temps du flower-power et de l&rsquo;amour libre. On notera d&rsquo;ailleurs ici que les rares personnages féminins s&rsquo;avèrent sans consistance et ne pensent qu&rsquo;à l&rsquo;amour ou au mariage ! Beh alors Robert, c&rsquo;est quoi ce bazar ?) et laborieux dans sa construction, il se révèle assez prenant dès lors que l&rsquo;étau se ressert. Car oui, au prix de plusieurs pertes (de robots sondes et même d&rsquo;hommes), Rawlins et Boardman arriveront à se rapprocher de Muller. Mais est-ce que celui-ci, dorénavant maître d&rsquo;un lieu impitoyable, se laissera t-il faire ? Là est tout le suspense grandissant de ce roman qui se lit finalement très bien.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/robert_silverberg_homme_dans_le_labyrinthe_affiche2-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-3758" title="Robert Silverberg - L'homme dans le labyrinthe affiche 2" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/robert_silverberg_homme_dans_le_labyrinthe_affiche2-1-186x300.jpg" alt="Robert Silverberg - L'homme dans le labyrinthe affiche 2" width="200" height="323" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/robert_silverberg_homme_dans_le_labyrinthe_affiche2-1-186x300.jpg 186w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/12/robert_silverberg_homme_dans_le_labyrinthe_affiche2-1.jpg 557w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a>Il est à noter que Silverberg réactualise en fait un mythe méconnu de l&rsquo;antiquité grecque, celui de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philoct%C3%A8te">Philoctète</a>. Sans spoiler le lien donné (que je vous encourage d&rsquo;ailleurs à ne lire qu&rsquo;en diagonale au risque de déflorer un peu l&rsquo;intrigue), disons que cette perspective permet de donner plus de grandeur et de mythe à ce qui peut s&rsquo;apparenter à une simple mission dans un décor purement science-fictionnel. Et pourtant, au delà d&rsquo;une relecture d&rsquo;une possible légende, il faut admirer la subtilité de l&rsquo;auteur dans ses dialogues : toute action est souvent évacuée le plus possible pour laisser la place à la psychologie et à l&rsquo;étude des personnages. Comme dans un huis clôt ou une pièce de théâtre, où la tension monte et parfois s&rsquo;évacue au détour d&rsquo;une pause. C&rsquo;est donc une sorte de tragédie que Silverberg bâtit, avec à la clé une probable réponse à ce qui pourrait arriver lors d&rsquo;une première confrontation humain/extraterrestre.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p style="text-align: justify;"><em>L&rsquo;homme dans le labyrinthe</em> est un petit livre passionnant qui malgré ses défauts se lit très bien et dispose d&rsquo;un certain charme.</p>
<h3><a href="https://livre.fnac.com/a1409801/Robert-Silverberg-L-homme-dans-le-labyrinthe" target="_blank" rel="noopener">The Man in the Maze</a> (1968) &#8211; Auteur : Robert Silverberg &#8211; Editions J&rsquo;ai Lu</h3>
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		<title>Les yeux du dragon, le joyau caché de King !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2017 07:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Fléau]]></category>
		<category><![CDATA[La tour sombre]]></category>
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		<category><![CDATA[magie]]></category>
		<category><![CDATA[Randall Flagg]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume de Delain]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen King]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2017 étant clairement marquée du sceau de Stephen King comme le rappelait la récente chronique de The Mist sur le Mont des Rêves, l&#8217;occasion de se replonger dans son univers était donc tout indiquée. Focus sur Les yeux du dragon,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/11/les_yeux_du_dragon_stephen_king_affiche-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="affiche wp-image-3646 alignleft" title="Les yeux du dragon - Stephen King affiche" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/11/les_yeux_du_dragon_stephen_king_affiche-1-198x300.jpg" alt="Les yeux du dragon - Stephen King affiche" width="200" height="303" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/11/les_yeux_du_dragon_stephen_king_affiche-1-198x300.jpg 198w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/11/les_yeux_du_dragon_stephen_king_affiche-1.jpg 594w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/11/les_yeux_du_dragon_stephen_king_affiche2-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="affiche wp-image-3650 alignnone" title="Les yeux du dragon - Stephen King affiche 2" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/11/les_yeux_du_dragon_stephen_king_affiche2-1-189x300.jpg" alt="Les yeux du dragon - Stephen King affiche 2" width="200" height="317" /></a></h2>
<h2 style="text-align: justify;">2017 étant clairement marquée du sceau de Stephen King comme le rappelait <a href="https://lemontdesreves.fr/the-mist-stephen-king/" target="_blank" rel="noopener">la récente chronique de <em>The Mist</em> sur le Mont des Rêves</a>, l&rsquo;occasion de se replonger dans son univers était donc tout indiquée. Focus sur <em>Les yeux du dragon</em>, un des romans les plus méconnus de l&rsquo;écrivain du Maine, mais pas forcément son plus mineur.</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Il était une fois le Royaume de Delain où vivait le bon roi Roland. Ce dernier avait deux fils, Peter et Thomas, son cadet. Conseillé par son magicien, Randall Flagg, Roland s&rsquo;efforçait d&rsquo;être un bon souverain au cours d&rsquo;un long règne paisible. Son seul fait d&rsquo;arme véritablement important étant la tête de dragon en trophée accrochée dans le hall du château, on ne peut pas dire que le pays était très troublé. Bien sûr il y avait toujours des petits délits ça et là, mais après que le juge Anders Peyna eut tranché, tout rentrait dans l&rsquo;ordre.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant jour après jour, année après année, l&rsquo;ombre maléfique de Flagg s&rsquo;étendait sur le royaume, obscurcissant même le jugement du roi. La magicien oeuvrait dans l&rsquo;ombre et nourrissait de grands plans à même d&rsquo;ensanglanter toutes les régions. Mais pour cela, il lui fallait accéder au pouvoir par le biais d&rsquo;un être fort malléable. Le pouvoir en lui-même ne l&rsquo;intéressant pas, les moyens de le détourner pour ses buts, si. Et quoi de mieux qu&rsquo;un jeune prince naïf et pas encore au fait de la politique ? Mais pour cela Flagg devrait se débarrasser du roi sans risquer d&rsquo;être pris en  coupable et donc envoyé à la potence. Il faut donc un coupable tout désigné. Dans l&rsquo;imagination tordue du diabolique magicien se met en place alors une sombre machination menant à faire accuser non seulement de parricide mais aussi de régicide le jeune Peter&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Quand King s&rsquo;attèle à la rédaction de <em>Les yeux du dragon</em> (<em>The eyes of the dragon</em> en V.O), c&rsquo;est à la base un pari lancé à lui-même. Voyant en effet que sa fille Naomi, âgée de 13 ans alors, ne s&rsquo;intéressait aucunement au genre fantastique et horrifique (dont ses propres livres), il se met en tête d&rsquo;écrire un conte et de respecter les règles de ce genre de fond en comble. Exit donc les longues digressions chères à l&rsquo;auteur sur tel ou tel aspect propre à l&rsquo;histoire, les descriptions et les pensées de ses personnages. Bienvenue au roi, au chevalier-servant (ici le meilleur ami du héros) ainsi qu&rsquo;un dragon, un magicien et à défaut de princesse à sauver (l&rsquo;horrible cliché quoi&#8230;), une intrigue presque policière (résoudre l&rsquo;enquête sur l&rsquo;assassinat du roi, rétablir la vérité et mettre le véritable héritier légitime sur le trône).</p>
<p style="text-align: justify;">Pari réussi puisque la légende raconte que l&rsquo;intéressée apprécia particulièrement ce roman fort abordable du grand maître de l&rsquo;horreur (ici évidemment en mode light). Mais à ce jeu c&rsquo;est aussi le lecteur qui en ressort gagnant, captivé, tout comme le fan de King lui-même. Ce dernier ne manquera pas de noter la présence de Flagg, magicien obscur à même de voyager entre les mondes : Souvent repérable à ses initiales R.F malgré tous ses pseudonymes, on retrouve le personnage non seulement dans la fresque du <em>Fléau</em> tout comme l&rsquo;énorme saga de <em>La Tour Sombre</em> dont il en est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;un des protagonistes principaux.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Conclusion</h3>
<p style="text-align: justify;">En se pliant à un genre bien précis avec <em>Les yeux du dragon</em>, King réussit à garder son style et délivre un roman passionnant, quasi cinématographique qu&rsquo;on peut facilement rattacher à son univers tout en le mettant de côté en parallèle. N&rsquo;est-ce pas là au fond la marque des grandes oeuvres ?</p>
<h3><em>Les yeux du dragon</em> &#8211; Auteur : Stephen King &#8211; Editeur : <a href="https://www.flammarion-jeunesse.fr/Catalogue/romans-grand-format/les-yeux-du-dragon" target="_blank" rel="noopener">Flammarion</a> &#8211; sortie fr : 1984</h3>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Déchiffrer la trame &#8211; En suivant les fils&#8230;</title>
		<link>https://www.lemontdesreves.fr/2017/07/17/dechiffrer-la-trame-en-suivant-les-fils/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2017 16:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Déchiffrer la trame]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Dunyach]]></category>
		<category><![CDATA[l'Atalante]]></category>
		<category><![CDATA[La dynamique de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[La stratégie du requin]]></category>
		<category><![CDATA[Nourriture pour dragons]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[science fiction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jean-Claude Dunyach, interviewé il y a peu sur lemontdesreves.fr, est un écrivain des plus prolifique. Il semble qu&#8217;il ne se passe pas un jour sans qu&#8217;il écrive et pas une année sans qu&#8217;il ne nous sorte un nouveau crû. A...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/07/jean_claude_dunyach_dechiffer_la_trame_affiche-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="affiche alignleft wp-image-3235" title="Déchiffrer la trame - Jean-Claude Dunyach - affiche" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/07/jean_claude_dunyach_dechiffer_la_trame_affiche-1-218x300.jpg" alt="Déchiffrer la trame - Jean-Claude Dunyach - affiche" width="200" height="275" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/07/jean_claude_dunyach_dechiffer_la_trame_affiche-1-218x300.jpg 218w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/07/jean_claude_dunyach_dechiffer_la_trame_affiche-1.jpg 363w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a>Jean-Claude Dunyach, interviewé <a href="https://lemontdesreves.fr/station-orbitale-jean-claude-dunyach/">il y a peu sur lemontdesreves.fr</a>, est un écrivain des plus prolifique. Il semble qu&rsquo;il ne se passe pas un jour sans qu&rsquo;il écrive et pas une année sans qu&rsquo;il ne nous sorte un nouveau crû. A la différence cependant que comparé au Beaujolais Nouveau et au Woody Allen annuel, les passionnés de SF sont rarement déçus. C&rsquo;est dire si les écrits de Dunyach n&rsquo;ont pas le goût de banane mais un ton délicat et subtil, fruité à la lecture qui révèle quelques notes d&rsquo;onirisme mêlées à des touches d&rsquo;humour bienvenues.</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Et c&rsquo;est donc sans surprise qu&rsquo;on dévore <strong><em>Déchiffrer la trame</em></strong>, l&rsquo;un de ses nombreux recueils de nouvelles chez L&rsquo;Atalante. Le seul défaut que l&rsquo;on pourrait imputer ici à ce recueil est qu&rsquo;il est une fois de plus court, trop court. Car Dunyach excelle dans la nouvelle, genre à l&rsquo;écriture « très ramassée », qui lui permet de filer « comme dans un sprint » (comme il le dit lui-même), droit au but. Net, concis et sans fioritures. On pense ici à <em>La stratégie du requin</em>, nouvelle finale, merveille de poésie technologique où le squale en question est un cyberhacker puissant ayant pratiquement abandonné depuis le temps qu&rsquo;il avait une enveloppe corporelle. Ce que ne va pas manquer de le lui rappeler un intrus qui investit à ses risques et périls les bas fonds du net, avec en tête un chantage pour une mission beaucoup plus étonnante&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est aussi <em>Déchiffrer la trame</em>, brillante nouvelle inaugurale du recueil. Ici, il sera question de tapis ancien à déchiffrer dans l&rsquo;enceinte la plus obscure d&rsquo;un musée, le déchiffrement permettant d&rsquo;avoir accès à l&rsquo;ensemble de la vie d&rsquo;une tisseuse du VIIIème siècle au Kurdistan. Dunyach nous fait remonter le temps façon archéologue-SF, mais c&rsquo;est pour mieux nous surprendre une fois de plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre ces deux pôles, on oscillera entre humour délicat et volontiers absurde (<em>La dynamique de la révolution</em> qui narre un Napoléon parallèle n&rsquo;ayant jamais été exilé à Sainte-Hélène, <em>Nourriture pour dragons</em> qu&rsquo;on peut voir comme un galop d&rsquo;essai pour ses récits récents, revisitant avec beaucoup de parodie digne de Terry Pratchett le monde des Trolls, <em>M.D.I.K</em>) et touches d&rsquo;onirisme bienvenues, presque abstraites (<em>Les pleureurs de mondes</em> ou le très beau <em>Le harponneur du phare</em>, ce dernier récit étant placé sous l&rsquo;influence probablement inconsciente de Ray Bradbury !).</p>
<p style="text-align: justify;">On finit le recueil trop rapidement, on a dès lors plus qu&rsquo;une envie, y retourner ! Se reperdre dans les mondes de J-C.Dunyach.</p>
<p style="text-align: justify;">Tavernier, ressers-moi un peu d&rsquo;imaginaire !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Déchiffrer la trame &#8211; Jean-Claude Dunyach &#8211; <a href="http://www.l-atalante.com/catalogue/la_dentelle_du_cygne/dechiffrer_la_trame/48/436/jean-claude_dunyach/detail.html" target="_blank" rel="noopener" class="broken_link">L&rsquo;Atalante</a> &#8211; 2013</h3>
<p>L’article <a href="https://www.lemontdesreves.fr/2017/07/17/dechiffrer-la-trame-en-suivant-les-fils/">Déchiffrer la trame &#8211; En suivant les fils&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lemontdesreves.fr">Le Mont des Rêves</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le mur invisible, un classique à redécouvrir.</title>
		<link>https://www.lemontdesreves.fr/2017/06/08/mur-invisible-classique-a-redecouvrir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2017 16:00:44 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>4ème de couverture : Voici le roman le plus célèbre et le plus émouvant de Marlen Haushofer, journal de bord d&#8217;une femme ordinaire, confrontée à une expérience-limite. Après une catastrophe planétaire, l&#8217;héroïne se retrouve seule dans un chalet en pleine forêt...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: left;"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/06/le_mur_invisible_marlen_haushofer_affiche-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="affiche alignleft wp-image-3097" title="Le Mur Invisible - Marlen Haushofer affiche" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/06/le_mur_invisible_marlen_haushofer_affiche-1-188x300.jpg" alt="Le Mur Invisible - Marlen Haushofer affiche" width="200" height="319" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/06/le_mur_invisible_marlen_haushofer_affiche-1-188x300.jpg 188w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/06/le_mur_invisible_marlen_haushofer_affiche-1.jpg 565w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a>4ème de couverture : Voici le roman le plus célèbre et le plus émouvant de Marlen Haushofer, journal de bord d&rsquo;une femme ordinaire, confrontée à une expérience-limite. Après une catastrophe planétaire, l&rsquo;héroïne se retrouve seule dans un chalet en pleine forêt autrichienne, séparée du reste du monde par un mur invisible au-delà duquel toute vie semble s&rsquo;être pétrifiée durant la nuit. Tel un moderne Robinson, elle organise sa survie en compagnie de quelques animaux familiers, prend en main son destin dans un combat quotidien contre la forêt, les intempéries et la maladie. Et ce qui aurait pu être un simple exercice de style sur un thème à la mode prend dès lors la dimension d&rsquo;une aventure bouleversante où le labeur, la solitude et la peur constituent les conditions de l&rsquo;expérience humaine.</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de sa courte mais riche carrière, l&rsquo;écrivaine autrichienne Marlen Haushofer (1920 – 1970) aura publié une poignée de livres avant de disparaître, emportée prématurément par un cancer des os. Mais de sa propre vie et de ses expériences (enfance isolée, solitude personnelle, montée du fascisme), elle saura condenser le tout d&rsquo;une manière cathartique dans toute son œuvre dont <em>Le Mur invisible</em> (1963) représente probablement le versant le plus connu. A tel point qu&rsquo;un film très fidèle en sera même tiré en 2013 par le cinéaste Julian Roman Pölsler alors que le matériau de base se révèle pourtant frôler l&rsquo;inadaptable.</p>
<p style="text-align: justify;">Car très vite, confrontés avec « l&rsquo;héroïne » à cette expérience extrême d&rsquo;isolement dans un monde presque « post-apo de campagne » (pas de bombe, de dévastation et de destruction mais insidieusement, l&rsquo;humanité semble avoir quasiment été éliminée proprement en une nuit), on plonge dans un monde mental, seulement rythmé par le passage des jours et des nuits, le labeur pour organiser sa survie et ne pas sombrer dans la folie ou la dépression à chaque instant.</p>
<p style="text-align: center;">======</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Peut-être que la chatte retournera dans la forêt au printemps et qu&rsquo;elle aura encore des petits. Qui sait. Le grand matou sera peut-être mort à cette époque ou peut-être que la chatte, après sa grave maladie de l&rsquo;an dernier, ne sera plus capable d&rsquo;avoir des chats. Mais si nous avons des chatons, tout se passera comme d&rsquo;habitude. Je me promettrai de ne pas y faire attention, puis je commencerai à les aimer et pour finir je les perdrai. Il y a des moments où je pense avec plaisir au temps où il n&rsquo;existera plus rien à quoi je puisse m&rsquo;attacher. J&rsquo;en ai assez de savoir d&rsquo;avance que tout me sera enlevé. Mais ce temps n&rsquo;arrivera pas, car aussi longtemps qu&rsquo;il y aura dans la forêt un seul être à aimer, je l&rsquo;aimerai et si un jour il n&rsquo;y en a plus, alors je cesserai de vivre. Si tous les hommes m&rsquo;avaient ressemblé, il n&rsquo;y aurait jamais eu de mur et le vieil homme ne serait pas couché près de la fontaine, métamorphosé en pierre. Mais je comprends pourquoi ce sont les autres qui ont toujours eu le dessus. Aimer et prendre soin est une tâche très pénible et beaucoup plus difficile que tuer ou détruire. Élever un enfant représente vingt ans de travail, le tuer ne prend que dix secondes</em> (&#8230;) » (p. 188)</p>
<p style="text-align: center;">======</p>
<p style="text-align: justify;">Tout le roman se lit donc à la première personne pour constituer une sorte de monologue déviant qui marque durablement, et ce, même la lecture finie. Pour reprendre la citation de Sacha Guitry : « Lorsqu&rsquo;on vient d&rsquo;entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est aussi de lui », ici, quand on termine <em>Le Mur invisible</em>, le trouble qui nous travaille est aussi du mur invisible. D&rsquo;ailleurs le roman se termine comme il a commencé : abstraitement. Pas de commencement défini, ni donc de fin définie, on plonge directement dans ce qui s&rsquo;apparente à un témoignage pour ne pas oublier, se délivrer, se soulager. Et si l’œuvre s&rsquo;achève comme ça, c&rsquo;est parce qu&rsquo;en fait l&rsquo;héroïne n&rsquo;a plus de papier au final dans la dernière page.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Écrire pour survivre donc.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Dès le début, la narratrice, femme mûre ayant déjà bien vécu sa vie (de nombreuses pensées reviennent à sa vie d&rsquo;avant avec son ancien mari et surtout ses deux grandes filles maintenant la vingtaine au moment de la catastrophe) s&rsquo;organise très vite. A situation extraordinaire, il faut souligner l&rsquo;ordinaire. Ici ce dernier prend la route d&rsquo;un éternel Sisyphe puisque la vie de l&rsquo;héroïne sans nom s&rsquo;organise autour d&rsquo;une vache qu&rsquo;elle a récupéré, du cycle des saisons (amener l&rsquo;animal en alpages, le faire redescendre, faire pousser des pommes de terre en espérant que la fragile récolte ne disparaîtra pas d&rsquo;aussi vite sans quoi les chances de survie en prennent là aussi un sacré coup (*)), d&rsquo;une famille reconstituée (un chien, Lynx, une chatte errante, des chatons&#8230;).</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">======</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>« Ce n&rsquo;est que le cinquième jour que j&rsquo;allai voir le point de vue avec Lynx. Le pays n&rsquo;était plus maintenant qu&rsquo;une vaste étendue verdoyante et fleurie. C&rsquo;est à peine si je pouvais reconnaître les champs et les prés grâce à leurs couleurs. Les mauvaises herbes avaient partout triomphé. Dès le premier été, les petites routes avaient été recouvertes par les herbes folles, à présent, on distinguait seulement quelques îlots plus sombres sur les parties asphaltées. Les graines s&rsquo;étaient introduites dans les fissures ouvertes par le gel et y avaient germé. Bientôt les routes n&rsquo;existeraient plus. La vue des lointains clochers m&rsquo;émut à peine. Je m&rsquo;attendais à la crise de chagrin et de désespoir habituelle mais elle ne vint pas. J&rsquo;avais l&rsquo;impression de vivre dans la forêt depuis cinquante ans et les clochers ne représentaient plus que des bâtisses de pierre et de briques qui ne me concernaient pas (…). »</em> (p. 307)</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">======</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Coupé de tout, l&rsquo;écrit prend alors une valeur de reliquat d&rsquo;humanité en voie d&rsquo;être perdue.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">En renouant avec un art de la culture paysanne de la terre dans un monde où la technologie n&rsquo;a plus court (pas de téléphone, plus de radio, plus d&rsquo;électricité, plus de voiture) afin de survivre un minimum, la narratrice arbore de plus en plus une pensée animale, n&rsquo;ayant plus alors de comparatif humain auquel se mesurer (**). Ce sont d&rsquo;abord les rêves étranges qui viennent, souvenir d&rsquo;un passé pas si lointain. Puis bientôt la fièvre, les visions, des cauchemars voire une fatigue extrême et la dépression. L&rsquo;une des scènes les plus significatives et douloureuses d&rsquo;une perte inévitable et toujours reniée est un rêve où la narratrice entend de la musique dans une pièce très lumineuse et comprend plus que tout, plus que la perte d&rsquo;être chers même, que c&rsquo;est le monde qu&rsquo;elle aimait qui a disparu définitivement. Car même la musique n&rsquo;existe plus ici. Le monde humain est mort.</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">======</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>« J&rsquo;étais dans une grande pièce très claire, entièrement blanche et dorée. De superbes meubles baroques s&rsquo;alignaient contre les murs et le sol était recouvert d&rsquo;un parquet précieux. En regardant par la fenêtre, j&rsquo;apercevais un petit pavillon dans un parc à la française. Quelque part on jouait la Petite musique de nuit. Et brusquement je sus que cela n&rsquo;existait plus. Le sentiment d&rsquo;avoir subi une perte terrible me submergea. Je pressai mes mains contre ma bouche pour ne pas crier. Alors la claire lumière s&rsquo;éteignit, l&rsquo;or se fondit dans le crépuscule et la musique se transforma en un tambourinement monotone. Je me réveillai. La pluie frappait contre les vitres. Je restais couchée sur mon lit, tout à fait immobile, et écoutai. La petite musique de nuit s&rsquo;était cachée dans la pluie et je ne pouvais plus l&rsquo;entendre. C&rsquo;était un miracle que mon cerveau endormi ait pu ressusciter un monde passé. Je n&rsquo;arrivais pas à le croire. »</em> (p. 267-268)</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">======</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Au delà de l&rsquo;argument de SF qui inaugure la situation de base, on comprend peu à peu que tout le livre parle de la perte et du deuil d&rsquo;une façon coup de poing en épluchant méthodiquement tous les petits riens qui finissent par comprimer le cœur. Mais va aussi plus loin. Au fil des pensées de l&rsquo;héroïne, c&rsquo;est aux pensées de Marlen Haushofer que l&rsquo;on a accès et beaucoup de choses y passent. On a tant une critique des relations hommes-femmes que de l&rsquo;humanité dans son ensemble, que de la société de consommation ou du rapport à la nature ou au temps. C&rsquo;est aussi avant tout un manuel de survie dans les ténèbres. On aura probablement pas à vivre une expérience aussi extrême soit-elle que ici mais le livre pourra probablement fournir un substitut pour remonter, une fois que l&rsquo;on traîne dans les bas-fonds en quête d&rsquo;espoir.</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">======</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>« Ici dans la forêt, je me trouve enfin à la place qui me convient. Je n&rsquo;en veux pas aux fabricants d&rsquo;autos, ils ont depuis longtemps perdu tout intérêt. Mais comme ils m&rsquo;ont torturée avec des choses qui me répugnaient ! Je n&rsquo;avais que cette petite vie et ils ne m&rsquo;ont pas laissée vivre en paix. Maintenant que les hommes n&rsquo;existent plus, les conduites de gaz, les centrales électriques et les oléoducs montrent leur vrai visage lamentable. On en avait fait des dieux au lieu de s&rsquo;en servir comme d&rsquo;objets d&rsquo;usage. Moi aussi je possède un objet de ce genre au milieu de la forêt : la Mercedes noire de Hugo. Quand nous sommes arrivés avec elle, elle était presque neuve. Aujourd&rsquo;hui, recouverte d&rsquo;herbes, elle sert de nid aux souris et aux oiseaux. Quand la clématite fleurit au mois de juin, elle devient très belle et se met à ressembler à un gigantesque bouquet de mariée. Elle est belle aussi en hiver lorsqu&rsquo;elle est brillante de givre ou se couronne d&rsquo;une coiffe blanche. Au printemps et à l&rsquo;automne, je distingue entre les tiges brunes le jaune passé de ses coussins jonchés de feuilles de hêtre, mêlées à de petits morceaux de caoutchouc mousse et de crin, arrachés et déchiquetés par des dents minuscules. »</em> (p. 258-259).</p>
<p>Au final, une expérience dont on ne sort pas indemne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Le Mur invisible, de Marlen Haushofer &#8211; Editions Actes Sud</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">======</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>(*) Dans <strong>The martian</strong> alias <strong>Seul sur Mars</strong> pour la version filmée de Ridley Scott, on cultive aussi des patates. Coïncidence ? Je ne pense pas. Cette tubercule comestible a le don de pousser assez facilement sur de nombreux terrains où d&rsquo;autres plantes auraient plus de mal.</em></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>(**) L&rsquo;un des sous-entendus de ce paysage mental dessiné est d&rsquo;ailleurs la frontière entre la raison et la folie. Où commence cette dernière ? Et surtout au vu de ce territoire instable, est-ce que la narratrice n&rsquo;est finalement pas gagnée par la folie et perd finalement toute humanité dans les dernières pages du « livre » ? On ne spoilera pas un fait qui est pourtant narré à plusieurs endroits du roman, à la fois imprévu et pourtant curieusement attendu. Cette approche (folie ? Imagination complète d&rsquo;une femme qui renie le monde des humains?) est une piste de lecture soulignée par le film de 2013 (<a href="http://www.imdb.com/title/tt1745686/combined" target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="broken_link">Die Wand, édité en DVD chez Bodega</a>) d&rsquo;ailleurs qui se hisse admirablement au niveau du livre, il faut le souligner car c&rsquo;est un réel tour de force. Et film complémentaire au passage. Si vous aimez le roman, n&rsquo;hésitez donc pas à voir le film&#8230;</em></p>
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		<item>
		<title>Life&#8230; Une vie bien agressive.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2017 09:36:07 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><i><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/06/life_affiche-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="affiche alignleft wp-image-3104" title="Life affiche" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/06/life_affiche-1-207x300.jpg" alt="Life affiche" width="200" height="289" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/06/life_affiche-1-207x300.jpg 207w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/06/life_affiche-1.jpg 622w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a>Dans un futur très proche, les membres de la station spatiale internationale en orbite autour de la Terre profitent de leur isolement pour analyser en profondeur de nouveaux échantillons de sol martien ramenés par une sonde. Bientôt, ils décèlent des traces d&rsquo;organismes rudimentaires prouvant qu&rsquo;il y a bien eu une vie extraterrestre sur la planète rouge. Décision est prise d&rsquo;essayer de ramener à la vie une de ces petites amibes congelées. Mais en tentant d&rsquo;aller plus loin dans leurs analyses, ils vont se heurter à des conséquences dangereusement inattendues et l&rsquo;amibe va devenir un organisme prédateur qui évolue de plus en plus avec son milieu. Nos six astronautes doivent se rendre à l&rsquo;évidence, il y a un 7ème passager franchement indésirable. Dans l&rsquo;espace, les entendra-t-on cette fois hurler ?</i></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Si dans les grandes lignes l&rsquo;histoire de <em>Life, Origine inconnue</em> de Daniel Espinosa sorti le 19 avril 2017 vous donne un certain air de déjà vu c&rsquo;est parce qu&rsquo;il s&rsquo;inscrit dans une longue lignée d&rsquo;<i>Alien-like</i>, catégorie presque à part au cinéma depuis l&rsquo;émergence du film culte de Ridley Scott en 1979. Mais si le film assume d&rsquo;être une fière série B inspirée d&rsquo;Alien, il peut créer la surprise et faire un candidat de choix bien plus intéressant qu&rsquo;on ne le pense face au décevant <em>Alien Covenant</em> sorti peu de temps après (et <a href="https://lemontdesreves.fr/alien-covenant/">chroniqué ici sur le site</a>).</p>
<p align="JUSTIFY">La sortie d&rsquo;<em>Alien</em> et avant ça de <em>La guerre des étoiles</em> a permis de dynamiter sérieusement la science-fiction typée Space Opera à la fin des années 70 sur les écrans (*). Les clones de <em>Star wars</em> et d&rsquo;<em>Alien</em> ont du coup surgi d&rsquo;un peu partout, de grands studios voulant aussi avoir leur part du gâteau comme les petits, les artisans consciencieux ou les opportunistes rusés. Mais budget oblige souvent, les films eurent plus les pieds sur terre qu&rsquo;autre chose.</p>
<p align="JUSTIFY">C&rsquo;est <em>Contamination</em> de Luigi Cozzi en 1980 avec ses œufs acides et son héroïne militaire ou <em>X-tro</em> de Harry Bromley Davenport (1982) où un père de famille mystérieusement enlevé par une lumière venue du ciel réapparaît après trois ans d&rsquo;absence pour en fait récupérer son enfant et l&#8217;emmener chez les aliens. Chemin faisant, papa contaminera/inséminera (?) une jeune femme sous sa forme extra-terrestre pour émerger de son ventre sous une forme directement humaine puis profitera des retrouvailles avec son fiston pour lui apprendre deux-trois trucs, notamment se servir du corps d&rsquo;une jeune femme pour y pondre des œufs&#8230; über Glauque hein ?</p>
<p align="JUSTIFY">Dans le second <em>X-Tro, </em>toujours de Davenport (1990), on n&rsquo;essaye même plus de cacher l&rsquo;inspiration en envoyant des militaires dans un laboratoire tentaculaire pour traquer une créature d&rsquo;une autre dimension avec photographie bleutée qui rappelle l&rsquo;univers de James Cameron&#8230; Au passage, notons la créature énorme au design curieusement proche de celui de la bestiole de Giger. Plus tard <em>La mutante</em> de Roger Donaldson (1995) n&rsquo;hésitera pas à reprendre d&rsquo;ailleurs H.R.Giger en personne pour qu&rsquo;il personnifie « Sil ». Mais la meilleure parenté qu&rsquo;on puisse trouver au film de Scott se trouve dans <em>Pitch Black</em> (2000), premier volet de la saga de <em>Riddick</em> par David Thowy et justement ce <em>Life</em> d&rsquo;Espinosa.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel-essai-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-3065" title="Life visuel 1" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel-essai-1-1.jpg" alt="Life visuel 1" width="841" height="348" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel-essai-1-1.jpg 1000w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel-essai-1-1-300x124.jpg 300w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel-essai-1-1-768x318.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 841px) 100vw, 841px" /></a></p>
<p align="JUSTIFY">Il faut dire que ce dernier dispose de quelques qualités qui en font une très bonne série B de SF.</p>
<p align="JUSTIFY">Premièrement son budget assez confortable de 58 000 000 de dollars que l&rsquo;on voit véritablement passer à l&rsquo;écran : décors somptueux de la station spatiale plus vus depuis <em>Gravity</em> (Cuar<span style="font-size: medium;">ón)</span> et plus avant encore, <em>Solaris</em> (Soderbergh) ; photographie de Seamus McGarvey qui sait se faire tantôt lumineuse, tantôt sombre et inquiétante ; effets spéciaux incroyablement léchés (la texture de l&rsquo;amibe ressemble furieusement à une peau plastifiée d&rsquo;un réalisme fascinant).</p>
<p align="JUSTIFY">Second point qui a son importance ici : la créature.</p>
<p align="JUSTIFY">Elle échappe aux canons de la forme humanoïde assez répandue pour faire penser en fait largement &#8230;au Blob. Oui, Le Blob. Celui visqueux et digérant tout sur son passage des films de 1958 de Irvin S. Yeaworth Jr comme celui de 1988 de Chuck Russell. En somme on se rapproche plus d&rsquo;une grosse cellule curieuse dans un premier temps puis d&rsquo;une vague étoile de mer translucide et contorsionniste qui grossit de plus en plus. Et sa taille augmente en même temps que son intelligence puisqu&rsquo;elle comprend très vite que les humains sur ce territoire qu&rsquo;elle s&rsquo;est appropriée sont une menace pour sa survie. En littérature SF, on pensera à la courte nouvelle <em>Colonie</em> (<em>Colony</em>) de Philip K. Dick qui, outre un même type de créature proche d’une amibe assez gloutonne, fait preuve de plusieurs scènes assez cruelles. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs là le troisième point essentiel.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel2essai-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-3058" title="Life visuel 2" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel2essai-1.jpg" alt="Life visuel 2" width="821" height="343" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel2essai-1.jpg 900w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel2essai-1-300x125.jpg 300w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/05/lifevisuel2essai-1-768x321.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 821px) 100vw, 821px" /></a></p>
<p align="JUSTIFY">Troisièmement donc, le film est assez intelligent pour prendre son spectateur pour un adulte et lui proposer un spectacle assez nihiliste. Ainsi chacune des mises à mort des personnage s&rsquo;avère des plus brutale, ne laissant jamais une once de sentimentalisme. L&rsquo;un des astronautes avoue d&rsquo;ailleurs que n&rsquo;ayant jamais su trouver sa place sur une planète jugée bruyante, sale et gâchée, s&rsquo;il s&rsquo;engage à traquer la créature, ce n&rsquo;est même pas pour l&rsquo;humanité mais pour sa propre survie, et encore. Réalité : 1 – patriotisme : 0.</p>
<p align="JUSTIFY">[spoiler title= » style=&rsquo;steelblue&rsquo; collapse_link=&rsquo;false&rsquo;]Il y a même ce contre-pied jouissif façon Psychose (**) de faire mourir un des acteurs connus du casting dès le début pour bien signifier qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas une chance.[/spoiler]</p>
<p align="JUSTIFY"><i>« L&rsquo;une des séquences les plus spectaculaires rappelle d&rsquo;ailleurs une anecdote de tournage d&rsquo;Alien : les jets de vapeur qui sortaient du casque de John Hurt étaient simulés à l&rsquo;aide d&rsquo;aérosols automatisés. Mais, un jour, le mécanisme se dérégla et commença à remplir le casque de l&rsquo;acteur. Dans Life</i><em>&#8230;</em><i>, une astronaute se noie peu à peu dans son scaphandre, tandis que la créature l&rsquo;étreint fermement. Parmi les nombreux ersatz du film de Scott, on a rarement vu une mort aussi éprouvante&#8230; »</i> (***)</p>
<p align="JUSTIFY">Enfin, le spectacle final au vu du film c&rsquo;est qu&rsquo;il assume totalement d&rsquo;être une série B de SF déviante plus proche du Blob et de l&rsquo;état d&rsquo;esprit de <em>The Twilight Zone</em> ou <em>Au-delà du réel</em> et fait assez plaisir, délivrant un film des plus attachants.</p>
<p align="JUSTIFY">[spoiler name= »Re-spoiler »] Le film se permet même pour une superproduction de faire un pied de nez au traditionnel happy-end pour proposer une fin très pessimiste qui achève de le rendre sympathique. [/spoiler]</p>
<p align="JUSTIFY">Alors <em>Life</em> ? Un lointain cousin d’<em>Alien</em> ? Oui, mais un petit garçon doué qui n’a pas à rougir d’avoir copié un peu sur son aîné afin de finalement rendre une copie avec une vraie personnalité au prof.</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY">======</p>
<p align="LEFT">(*) On recommande au passage l&rsquo;excellent livre (richement illustré) de Jérôme Wybon d&rsquo;ailleurs : <i>Les guerres des étoiles : 1975 – 1985</i><i>, </i><i>l&rsquo;invasion SF</i>.</p>
<p align="JUSTIFY">(**) Dans le classique de Hitchcock, l&rsquo;héroïne n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;on croit. Le spectateur de s&rsquo;en apercevoir 30 minutes après le début avec la fameuse scène de douche.</p>
<p align="JUSTIFY">(***) <i>Mad Movies hors-série Classics : La saga Alien</i>, p. 111.</p>
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		<title>Death Note &#8211; Redécouverte du cahier qui tue !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nio Lynes]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Apr 2017 14:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD / Comics / Manga]]></category>
		<category><![CDATA[death note]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death_note_manga_affiche-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="affiche alignleft wp-image-2723" title="Death Note manga affiche" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death_note_manga_affiche-1-190x300.jpg" alt="Death Note manga affiche" width="200" height="315" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death_note_manga_affiche-1-190x300.jpg 190w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death_note_manga_affiche-1.jpg 571w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a>L’arrivée sur la toile fin mars 2016 d’une bande annonce montrant une adaptation live de <em><b>Death Note</b></em> par Netflix a été une nouvelle fois l’occasion d’une polémique <a href="#(1)">(1)</a>. Au vu du peu donné, difficile toutefois de juger directement de ce qui n’est pour l’instant qu’un simple objet promotionnel. Cela dit, cette nouvelle adaptation <a href="#(1)">(2)</a> a le mérite d’intriguer et en fin de compte nous donner envie de replonger aux sources de l’œuvre : découvrir ou redécouvrir le manga culte de Tsugumi Ohba (scénario) et Takeshi Obata (dessin).</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Light Yagami, lycéen surdoué et consciencieux est ce qu’on pourrait appeler l’élève modèle type. Premier de la classe, doté d’un Q.I exceptionnel, il est le lycéen parfait et on ne lui connaît même aucun défaut. Tellement parfait qu’il y a de quoi s’inquiéter d’une vie si carrée et trop propre. Évidemment le jour où il met la main sur un mystérieux carnet noir, le <i>Death Note</i>, tout va voler en éclats.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Le principe du carnet est simple, mais son application dans le manga ouvre des possibilités presque infinies au scénario. Quiconque inscrit un nom dans le Death Note voit alors la personne mentionnée s’effondrer d’une crise cardiaque, 60 secondes après. Celui qui se sert du carnet en devient donc son nouveau propriétaire. Ce qui n’empêche pas les propriétaires légitimes, les dieux de la mort (<em>shinigami</em>), d’être du coup vus par celui qui utilise le carnet (et pouvoir même être touchés). Light utilisant le carnet de Ryuk, ce dernier l’accompagnera tout le long et ne sera vu que par le lycéen, mais ne prendra jamais parti.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Comme notre bonhomme a un gros problème d’ego et que son cerveau commençait déjà difficilement à passer les portes, il se dit que ce serait formidable du coup d’instaurer un nouvel ordre au monde où seuls les méchants (tueurs en séries, criminels divers, pédophiles, on en passe et des meilleures (ou pires plutôt)) seraient tués par une divinité à même de rendre la justice sans aucune entrave humaine ou morale : Kira (en fait la prononciation japonaise de <i>killer</i>).</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Eh oui, voilà ce que c’est que d’avoir un papa policier et d’avoir comme lui un sens très aigu de la justice. Si en plus vous êtes fans de <i>Dirty Harry</i> et des méthodes expéditives on en sort plus…</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-2721" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death1-1-188x300.jpg" alt="Death Note manga 1" width="300" height="478" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death1-1-188x300.jpg 188w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death1-1.jpg 565w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Il n&rsquo;en faut pas plus pour que très vite Light se heurte à un antagoniste de choix en la personne de « L », super détective représentant la justice des hommes, et tentant de coffrer ce super-méchant qui se permet de punir plus ou moins à sa guise. Parce que sous prétexte de faire régner la justice, on peut effectivement se poser la question de savoir si moralement Kira ne se trompe pas parfois et ne tue pas un innocent par erreur. Et surtout, a t-il bien le droit d&rsquo;agir comme ça en toute impunité ?</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Pourtant la série n&rsquo;approfondira jamais vraiment les questions morales posées par cet acte problématique de tuer impunément. Soyons clair et ce sera le défaut principal que l&rsquo;on va évacuer d&#8217;emblée : On ne lit pas <em>Death Note</em> pour y trouver un quelconque précis de philosophie qui nous éclairerait sur le sens de nos vies.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">En revanche si l&rsquo;on cherche une œuvre mixant génialement thriller, policier, fantastique et horreur avec un scénario quasiment en béton, oui là, c&rsquo;est parfait. On pourra toutefois chipoter sur le fait que l&rsquo;histoire parfois se complexifie un peu trop toute seule (« <i>ah ah je sais ce que tu penses que je sais mais je penses que tu ne sais pas ce que je pense que&#8230;. </i>» On a limite parfois l&rsquo;impression d&rsquo;avoir la retranscription d&rsquo;un sketch des Inconnus ou des Nuls). C&rsquo;est un peu gênant. Comme l&rsquo;impression de voir son meilleur ami commencer à parler tout seul dans son coin pendant 30 minutes alors qu&rsquo;on est en public et que tous les regards se tournent soudain vers lui.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Parce qu&rsquo;au fond, <em>Death Note</em> c&rsquo;est ça et tout l&rsquo;aspect cérébral qu&rsquo;on a pu lui reprocher vient de là : L&rsquo;affrontement de deux super-cerveaux. On pourrait même aller plus loin et voir là l&rsquo;affrontement d&rsquo;un super-héros contre un super-méchant. L&rsquo;un aurait un super pouvoir de déduction le rendant aussi incroyable que <em>Sherlock Holmes</em> <a href="#(1)">(3)</a>, l&rsquo;autre le don de tuer à distance selon son humeur ou sa morale. 2 machines performantes. Des autistes même !</p>
<div id="attachment_2722" style="width: 830px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death2-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2722" class="wp-image-2722" src="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death2-1-300x241.jpg" alt="Death Note manga 2" width="820" height="660" srcset="https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death2-1-300x241.jpg 300w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death2-1-768x618.jpg 768w, https://www.lemontdesreves.fr/wp-content/uploads/2017/04/death2-1.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 820px) 100vw, 820px" /></a><p id="caption-attachment-2722" class="wp-caption-text">Première rencontre entre Light et L&#8230;</p></div>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Et c&rsquo;est là la faiblesse et la force de Death Note. Parce que d&rsquo;un côté, impossible de s&rsquo;attacher à Light ou L. Ils sont à leur manière trop calculateurs et manquent cruellement d&rsquo;humanité, et même une poignée de porte s&rsquo;avère plus intéressante qu&rsquo;eux, c&rsquo;est dire&#8230; Ils n&rsquo;évolueront pas vraiment d&rsquo;ailleurs et partagent aussi le point commun d&rsquo;être aussi manipulateurs l&rsquo;un que l&rsquo;autre pour arriver à leur fins. Et ce n&rsquo;est pas parce que L travaille avec Interpol qu&rsquo;il n&rsquo;aura aucun scrupule à tendre un piège à Kira, et placer dès le départ un condamné à mort à sa place lors d&rsquo;un passage à la télé pour que ce dernier le tue en direct et donc tombe dans le panneau. Comme je l&rsquo;ai évoqué plus haut, aspect moral, zéro <a href="#(1)">(4)</a>.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Mais en même temps donc c&rsquo;est la force du manga que d&rsquo;aller directement dans cet affrontement incessant qui va de plus en plus loin dans les coups fourrés en tous genres. Et en cela c&rsquo;est probablement un choix scénaristique assumé vu qu&rsquo;on ne prend donc aucunement parti pour l&rsquo;un et l&rsquo;autre camp. On a tout aussi envie que L gagne, que Light arrive à ses fins et se débarrasse de lui. Cela en devient donc jouissivement insupportable puisque comme dans n&rsquo;importe quelle série, on en ressent un état de manque, on en veut toujours plus. Et c&rsquo;est ce que va faire Tsugumi Ohba en complexifiant de plus en plus l&rsquo;histoire au point parfois d&rsquo;y perdre son lecteur. On aura plus un Kira, mais plusieurs. Tout comme plusieurs super-enquêteurs par la suite, plusieurs dieux de la mort, et plusieurs façons de faire mourir quelqu&rsquo;un en inscrivant son nom dans le carnet&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Heureusement comme écrit plus haut, le manga va à l&rsquo;essentiel. Death Note se lit non seulement facilement mais a l&rsquo;avantage de ne faire qu&rsquo;une dizaine de tomes (13 en format poche, 6 en grand format, la <i>Black edition</i>). Il faut aussi souligner le dessin très stylisé d&rsquo;Obata qui s&rsquo;amuse à faire ressortir avec une belle aisance une ambiance noire et poisseuse avec une économie de moyens <a href="#(1)">(5)</a>, des cadrages soignés et une mise en page constamment dynamique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Conclusion</h3>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">En somme Death Note est non seulement addictif et passionnant. A l&rsquo;heure où tout va très vite, il n&rsquo;a pas pris une ride et constitue encore aujourd&rsquo;hui un manga de choix dont le culte n&rsquo;est pas usurpé et qu&rsquo;on peut se relire (redécouvrir) avec un grand plaisir.</p>
<p><a id="(1)"></a></p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY">======</p>
<p style="text-align: left;" align="JUSTIFY"><!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<ol>
<li>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><i>Liée au « Whitewashing » Hollywoodien. Où la possibilité de remplacer un casting ethnique ou représentant une certaine minorité uniquement que par des acteurs blancs de peau. Citons comme exemple récent, <a href="https://lemontdesreves.fr/ghost-in-the-shell-major-alternatif/">l’adaptation live de Ghost in the shell, chroniqué d’ailleurs ici au Mont des Rêves</a>.</i></p>
</li>
<li style="text-align: justify;">
<p align="JUSTIFY"><i>Outre le manga, il y eut 2 romans et 3 films live (voire une comédie musicale !) de Death Note.</i></p>
</li>
<li style="text-align: justify;">
<p align="JUSTIFY"><i>Bon, cela dit, « L » a moins d&rsquo;élégance qu&rsquo;un Benedict Cumberbatch. Oui, on chipote.</i></p>
</li>
<li style="text-align: justify;">
<p align="JUSTIFY"><i>C&rsquo;est peut-être un détail mais sociologiquement il a son importance : Le Japon applique encore aujourd&rsquo;hui la peine de mort (par pendaison). Il ne serait donc pas si étonnant que le scénariste manque de recul là dessus.</i></p>
</li>
<li>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><i>Quitte à se croire dans un véritable Film Noir (merci les grands aplats à l&rsquo;encre de chine), le fantastique en plus.</i></p>
</li>
</ol>
<p>L’article <a href="https://www.lemontdesreves.fr/2017/04/22/death-note-redecouverte-cahier-tue/">Death Note &#8211; Redécouverte du cahier qui tue !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lemontdesreves.fr">Le Mont des Rêves</a>.</p>
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